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    Les Gétules

    Les gétules vont occuper une place tout aussi importante que les garamantes dans l’histoire des populations de l’Ighazer. Gabriel Camps en fera des Sanhadja (Camps 1987) dont certaines factions, comme les Messufa, seront à l’origine du premier royaume de notre plaine. Les gétules sont des populations qui sont disséminées depuis la Syrte-Tripolitaine jusqu’aux rivages de l’atlantique sur une bande géographiquement hétérogène. Ils y occupent le plus souvent les hauts plateaux peu arrosés par un climat pré-désertique, restant pour une partie très en marge des autres populations notamment la Numidie et la Maurétanie (Desanges 1998). Le territoire gétules englobait une partie du désert saharien, la lisière nord du Sahara (Gsell cité par (Gascou 1970), c’est bien entendu cette frange méridionale de la Gétulie qui nous intéresse et particulièrement sa partie occidentale.


    La Gétulie

    2012 troussetD'après la tradition conservée par Salluste, les gétules et les libyens étaient les deux grandes races qui habitaient à l'origine l'Afrique, c'est-à-dire la partie nord-ouest du continent. Lorsque le littoral maghrébin devint la propriété de diverses « tribus d'Asie », qui formèrent la Numidie et la Maurétanie, les gétules furent repoussés au sud de l'Atlas sur ces hauts plateaux. Selon Pline, au sud ils s’étendent jusqu’au fleure Nigir qu’il considère comme la limite entre la Libye et l’Éthiopie (Smith 1873). A cette époque, le fleuve Niger est plus un fleuve mythique que réel, qui est sensé rejoindre le Nil et même prendre sa source dans le Mont Atlas. Ce fleuve se situe donc au sud-marocain, très certainement dans le Souss et peut ressembler à la vallée du Drâa.

    Mais on n’en sait guère plus sur la imite méridionale occidentale de la Gétulie, et notamment sur les oasis du Touat ou du Tidikelt, les éthiopiens se concentrant dans les oasis pré-saharienne (Trousset 2012), le grand erg occidental ayant aussi pu jouer son rôle de frontière naturelle. La continuité d’ailleurs avec le massif de l’Ahaggar est incertaine, potentiellement elle pourrait faire la jonction avec les garamantes qui pourraient être également ceux qui amenèrent la technique des foggaras dans ces oasis. Il semble donc qu’avant notre ère les gétules aient peu de connaissance de la vie au Sahara, mais voisine néanmoins de ce dernier, dans un sahel septentrional.

    Vers le littoral Marocain, les gétules sont frontaliers des éthiopiens. Ces derniers peuplaient le littoral du Souss jusqu’à la vallée du Drâa et au-delà vers le sud, tandis que les gétules occupaient plutôt le Haut Drâa (Desanges 1998). Pline l'Ancien les dépeint comme des barbares, particulièrement dangereux et toujours prêts à piller et à massacrer, mais aussi recherchant l'alliance de tribus moins puissantes, parmi lesquelles les Darae et Daratitae de la vallée du Drâa, les Pharusi sur le versant occidental du Haut Atlas, les Masathi, sur les bords du fleuve Masath, aujourd'hui oued Massa. La localisation de ces différentes peuplades éthiopiennes permet de circonscrire le territoire propre de ces gétules occidentaux, autour de la région d’Agadir occupait par des éthiopiens (Camps 2002).

    Quand à la Gétulie orientale, elle était en contact avec les autres libyens de tripolitaine, mais de la même manière ne pénétrait que peu la zone saharienne, domaine des garamantes au Fezzan, mais aussi des Atlante et Atarante peut être sur l’Ahaggar.


    A l’époque romaine

    2015 getulie1Dans les premières mentions des gétules, qui datent du IIIè et IIè siècle avant notre ère, on les trouvent d‘abord dans une avant-garde de l’armée d’Hannibal en 216 BCE (Desanges 1998). Salluste nous raconte ensuite comment Jugurtha, après ses premiers échecs et la prise de Thala par Metellus, fit appel aux gétules et en 107 BCE, Marius, nommé consul d'Afrique, reprit la guerre entamée contre Jugurtha par Metellus et fit lui aussi appel aux gétules (Camps 2002).

    Jusqu'à cette époque, ils ignoraient, dit Salluste, le nom romain, mais dans cette guerre, ils ont servi comme cavaliers dans l'armée de Jugurtha, en plus de faire des attaques prédatrices sur les Romains (Smith 1873). Salluste alors prêteur de Numidie, décrit les gétules comme des aborigènes grossiers, qui « se nourrissent de la chair des bêtes sauvages et des racines de la terre, ils habitaient près de la zone torride et leurs huttes ressemblaient a des bateaux inversés » ce sont des hommes au tempérament guerrier et aux manières sauvages vêtus de peaux, certains vivant sous des tentes et d'autres errant sans domicile fixe, et sans gouvernement établi (Smith 1873). On peut évidemment douter de ce portrait caricatural, le simple fait que certaines tribus gétules participent à une guerre, sans doute comme mercenaires, doit signifier un minimum d’organisation sociale, mais aussi une assise économique sur laquelle le modèle social est développé. Néanmoins, ce modèle social ne semble pas aller jusqu’à un État ou une confédération, mais seulement un ensemble tribale ayant entre elles des affinités avant tout culturelles et résolument tournés vers le pastoralisme nomade sur la frange méridionale de la Gétulie, s’urbanisant et développant arboriculture et agriculture sur la frange romanisée orientale et septentrionale (Gascou 1970).

    La victoire des romains en 24 de notre ère, fut acquise en partie grâce à l'appui de l'armée de Juba qui comptait des gétules, commandée par son fils Ptolémée. À partir de ce moment, les gétules de l'est furent rapidement intégrés dans l'empire romain. Au début de notre ère, Strabon en fait donc la plus puissante des nations libyques (Strabon 1865), toujours positionnée sur les hauts plateaux atlasiques. On note « six nations gétules » implantées sur le territoire de la Numidie avec à leur tête un préfet romain, signe d’un assujettissement à l’empire italien, comme pour l’ensemble du Maghreb septentrional à cette époque. Pline l’ancien cite les tribus les plus importantes, Natabudes, Capsitarti, Musulami, Sabarbares, Massyli, Nicives, Vamacures, Ciniihi, Musuni, Marchubi, pour la Gétulie orientale qu'il fait suivre de la mention de la Gétulie « dans son ensemble » [tota Gaetulia], jusqu'au fleuve Nigris qui sépare Africa de Aethiopia. Parmi les gétules occidentaux, le naturaliste cite les Baniures, les Autololes Gaetuli qui sont les plus puissants de tous, les Gaetuli Darae et les Vésuniens qui faisaient jadis partie de ces derniers, et qui, s'en étant séparés, ont constitué une nation particulière à côté des éthiopiens (Pline l’Ancien 1855 ; Desanges 1964).

    Les gétules, s'ils ne formèrent jamais de véritable État, entraient donc pour une large part dans la composition des royaumes maures et numides qui durent composer avec les romains. Au fil de l’histoire cette assimilation se renforcera, d’abord à la romanité puis à l’islamisation et l’arabisation. Les divers peuples Gétules auraient été très majoritairement des nomades ou des semi-nomades saisonniers jusqu’à l’occupation militaire romaine des régions allant des hautes-plaines à la steppe et au pré-désert (Trousset 2012).


    La relation méridionale

    Dans sa description de la Maurétanie Tingitane, Pline insiste sur la puissance de deux tribus gétules : les Baniurae et les Autololes. La limite d’influence sud de la Gétulie en Maurétanie Tingitane, doit être recherchée dans les régions présahariennes au-delà du Souss, tandis que dans la vallée du Drâa cohabitaient berbères et éthiopiens, le nom de Mélanogétules employé pour désigner ces populations faisant allusion à un important métissage (Camps 2002).

    La frontière sud de la Gétulie avec l’Éthiopie est une zone de contact et il est très probable que les gétules, avant notre ère, firent des incursions au Sahara, ne serait-ce que les bonnes années de pâturage. De ce voisinage avec les Éthiopiens, des populations mixtes naquirent mentionnées par Ptolémée parmi les grands peuples de la Libye intérieure. Ils auraient mêlé leur sang à celui de leurs voisins nègres, les nigrites, donnant ainsi naissance à un peuple appelé les mélanogétuliens, ou gétuliens noirs (Smith 1873).

    Dans l'intérieur de l'Afrique, Pline énonce les peuples au-dessus des gétules du côté du midi. Après avoir traversé des déserts, on trouve d'abord les Libyégyptiens, puis les Leucéthiopiens, plus loin, des nations éthiopiennes, parmi lesquelles les Nigrites, ainsi nommés du fleuve Nigir, les Gymnètes, les Pharusiens qui atteignent l'Océan, et les Pérorses, sur les confins de la Mauritanie. Tous ces peuples sont bornés du côté de l'orient par de vastes solitudes, jusqu'aux Garamantes, aux Augyles et aux Troglodytes (Pline l’Ancien 1855). Cette dernière précision notant l’absence de lien entre les gétules et les garamantes, séparés par des déserts inconnus et qui semble donc englober les atlantes et atarantes de l’Ahaggar parmi les garamantes.

    Selon Strabon, les Pharusii sont un peuple qui vit dans un pays où la saison des pluies est l’été et la saison sèche l’hiver (Strabon 1865). Nul doute qu’il faille ici y voir le Sahel et la mousson estivale, c’est à dire que cette population a ses bases au sud du Sahara. Les Pharusii et les Nigrites habitent au-dessus, c’est à dire au sud, des Maurusii et des gétules, dans le voisinage des éthiopiens occidentaux qui sont, en outre, comme les éthiopiens eux-mêmes, d'habiles archers. Pharusii et Nigrites sont des éthiopiens, et comme le précise Pline, ils sont présents au sud marocain et jusqu’au au pays ayant un climat de mousson, c’est à dire le sud mauritanien.

    Il est donc possible qu’au delà du Souss et jusque vers le fleuve Sénégal on trouve des éthiopiens et des populations métissées qui assurent une liaison entre ces deux régions, les éthiopiens semblant avoir un économie de la mer comme le rapporte ,,,, dans tous les cas occupant plus sûrement le littoral et les oasis. Les auteurs latins évoquant les Nigritae comme les Pharusii venant des confins de l’Éthiopie, cette situation de populations intermédiaires entre les Éthiopiens au sud et les gétules au nord, étant confirmée par Strabon (Desanges 2012).

    Les phéniciens étaient les premiers explorateurs de la Libye, mais ils en cachaient la connaissance véritable par jalousie commerciale et même au VIè siècle avant notre ère, époque où Hérodote ne peut décrire la Libye occidentale. Il semble cependant que, comme leurs voisins orientaux les garamantes, les gétules aient pratiqué une partie du commerce avec l’Afrique intérieure et leur pays a fourni quelques productions naturelles très estimées, en particulier la teinture pourpre, qui était obtenue à partir des coquillages de la côte ouest, et des asperges gigantesques (Smith 1873), potentiellement Cistanche tubulosa.

    Strabon ajoute « dans l'intérieur des golfes qui font suite au golfe Emporique des établissements tyriens, et ces établissements, dont il ne reste plus trace aujourd'hui, n'auraient pas compté moins de trois cents villes ; les trois cents villes, jusqu'à la dernière auraient été détruites par les Pharusii et les Nigrites, peuples que les mêmes historiens placent à trente journées de marche de la ville de Lynx » (Strabon 1865). Cet événement se place géographique au Maroc, les établissements tyriens peuvent être entendu comme des phéniciens, qui participèrent à la fondation de Carthage. Il dénote une attaque en règle, des populations éthiopiennes sur les populations phéniciennes, organisées en trois cents établissements qui aujourd’hui n’aurait pas laissé de traces. C’est un fait curieux, car en Maurétanie Tingitane aucune autre référence ne mentionne ce fait. Une telle concentration d’établissement ne se retrouve d’ailleurs, à notre connaissance, nulle part au Maghreb, tout au plus pourrait-on susurrer les établissements du Dhar Tichitt des confins mauritaniens et ne pas y voir des établissements tyriens mais simplement commerciaux.


    Un passé rupestre

    2011 gauthierLes gétules sont un grand ensemble de populations mal différenciées, en général nomade, mais qu’il est difficile d’en faire un ethnique. Pour Camps, ce sont des berbères pré-sahariens, cavaliers nomades et pasteurs, successeurs des bovidiens blancs, prédécesseurs des chameliers (Camps 1987).

    Callegarin et Moreau nous permettent de croire en une possible représentation figurée que ces populations nous auraient laissées d’elles-mêmes, sous la forme de très anciennes gravures pariétales, et que l’on peut attribuer aux gétules Darae que Pline mentionne dans le sud du Maroc actuel. Elles représentent des guerriers en armes et à cheval, le cheval ayant précédé le chameau dans les rupestres, dans des scènes de combat ou de chasse (Callegarin et Moreau 2009).

    On notera que la carte des représentations rupestres de Yves et Christine Gauthier (Gauthier et Gauthier 2011), montre une répartition des rupestres atlasiques, qui pourrait très bien se superposer à celle des gétules occidentaux. Mais Pline nous a par ailleurs apprit que les Pharusii, en outre, connaisse l'usage des chars armés de faux (Pline l’Ancien 1855), incitant à la prudence en matière d’interprétation des rupestres. D’ailleurs, la Gétulie orientale ne semble pas renfermer de rupestres et les Pharusii sont connus pour se rendre à Syrte.

    Héritiers des éleveurs de bovins du néolithique final et prédécesseurs des chameliers, ces cavaliers nomades avaient déjà appris à remonter tous les étés vers les pâturages septentrionaux. On peut d’ailleurs y voir les débuts de l’agdal, une mise en défend des terrains de parcours hivernaux, qui se poursuit encore aujourd’hui et qui se retrouve dans la racine arabe GDL qui donna Guedala et pour notre plaine de l’Ighazer les Igdalen. L’agdal se rencontrerai dans tout le Maghreb et au Sahara en continuité avec le monde berbère (Auclair 2012). J’aurai l’occasion de revenir sur l’agdal, lorsque j’évoquerai les Igdalen de l’Ighazer, mais on pourrait déjà voir au temps romain cette mise en défend se faire autour du limes romain de la Gétulie à partir du premier siècle et surtout du IIè siècle de notre ère, qui ne fut pas une frontière hermétique, mais un lieu qui régule le passage des populations et de leur troupeau vers les estives (Callegarin et Moreau 2009).

    Chemin faisant, les gétules construisaient et offraient à leurs défunts des sépultures originales : autels, déambulatoires, niches et chapelles qui révèlent des pratiques funéraires inconnues de leurs voisins du Nord. Dans la seconde moitié du premier millénaire de notre ère, les gétules avaient perdu leur identité spécifique mais leur culture et leur mode de vie perduraient dans toutes les incontrôlables populations nomades des marges sahariennes (Camps 2002).


    Un avenir libre

    Pour Smith, les gétules semblent être les principaux représentants anciens du grand peuple aborigène de l'Afrique moderne, qui se nomme lui-même amazigh ou Amazergt, c'est-à-dire libre ou noble, et auquel appartiennent les berbères du Mont Atlas, ainsi que les touaregs, qui errent encore dans les oasis du grand désert, et qui sont censés être les descendants en ligne droite des gétules (Smith 1873).

    Maure, Numide ou Gétule et Garamante sont des appellations consacrées chez les auteurs gréco-latins qui désignent les trois groupes ethniques amazigh qui peuplent l'Afrique du Nord. Masmouda, Sanhadja et Zenata désignent, chez tous les auteurs arabes médiévaux, les trois grandes confédérations de la nation amazigh. Les descendants des gétules occidentaux se retrouvent très certainement dans les Guedala appelés aussi Godula et Guezzala, grande confédération sanhadjienne, au sein de laquelle prit naissance le mouvement réformiste des Almoravides qui devait conquérir le Maroc et créer un empire s'étendant du Sénégal à la péninsule ibérique (Camps 2002).

    On peut voir dans ces descendants la survivance d’une partie des gétules avançant dans le désert pour ainsi « échapper » aux cultures assimilatrices. Désert qu’ils connaissent de mieux en mieux grâce à leurs contacts anciens avec les éthiopiens. De même, les éthiopiens qui semblaient occuper le Souss avant notre ère, sont sans doute moins présents au début de notre ère, repoussés aux confins mauritaniens. C’est durant cette même période du début du premier millénaire de notre ère, que les gétules acquirent la connaissance du dromadaire qui leur facilitera la maîtrise du désert. Le dromadaire fait très tôt partie du paysage nord-africain, même si les témoignages écrits sont très peu nombreux au Ier siècle de notre ère, mais l’animal est de plus en plus mentionné aux IIIe, IVe et Ve siècles, pour devenir omniprésent au VIe siècle. L’acquisition du dromadaire va sans nul doute repousser encore plus les éthiopiens vers le sud et permettre aux gétules de conquérir le désert, d’abord par cabotage en liaison avec les éthiopiens qui font très certainement la liaison d’avec le fleuve Sénégal. Ce ne sera pas non plus le grand remplacement d’une population par une autre, les gétules vont plutôt occuper des espaces alors inoccupés par les éthiopiens car ne disposant pas d’un modèle économique le permettant, ce sera le dromadaire encore qui permettra aux gétules de développer le modèle économique qui va passer d’un élevage extensif de bovin à un un élevage extensif de dromadaire qui va occuper une grande partie du Sahara, les éthiopiens restant plutôt auprès des oasis..

     


    Références

    Auclair L. 2012 – Un patrimoine socioécologique à l’épreuve des transformations du monde rural, in Agdal : patrimoine socio-écologique de l’Atlas marocain, p. 52.
    Callegarin L., Moreau J. 2009 – Le Gétule : cet Autre insaisissable, In Figures de l’étranger autour de la Méditerranée antique. Actes du colloque ‘A la rencontre de l’Autre’, L’Harmattan, p. 203‑222.
    Camps G. 1987 – Les Berbères : mémoires et identité, Actes Sud, 350 p.
    Camps G. 2002 – Les Garamantes, conducteurs de chars et bâtisseurs dans le Fezzan antique, (2002), p. 6.
    Desanges J. 1964 – Les territoires gétules de Juba II, Revue des Études Anciennes, 66 (1), p. 33‑47.
    Desanges J. 1998 – « Gétules » in « Encyclopédie berbère », , Éditions Peeters, volume. 20, p. 3063‑3065.
    Desanges J. 2012 – « Nigritae / Nigrites » in « Encyclopédie berbère », Editions Peeters, p. 5554‑5555.
    Gascou J. 1970 – Le cognomen Gaetulus, Gaetulicus en Afrique Romaine, Mélanges de l’école française de Rome, 82 (2), p. 723‑736.
    Gauthier Y., Gauthier C. 2011 – Des chars et des Tifinagh : étude aréale et corrélations, Cahiers de l’AARS, (15), p. 91‑118.
    Pline l’Ancien 1855 – Histoire naturelle, traduit par Emile Littré, Collection des Auteurs latins, Paris, France.
    Smith W. 1873 – Dictionary of Greek and Roman geography, Harvard University, AMS Press, 1383 p.
    Strabon 1865 – Géographie, traduit par Amédée Tardieu, Paris, France, Livre XVII, 318 p.
    Trousset P. 2012 – « Nomadisme (Saharien en Afrique du Nord dans l’antiquité) » in « Encyclopédie berbère », Editions Peeters, volume. 34, p. 5578‑5589.