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    Le paléolithique

    Des  premiers outils ... au reveil de l'humanité

    L’Afrique est considérée comme le berceau de l’humanité, car c’est sur ce continent qu’ont été retrouvées les plus anciennes traces de l’homme, notamment dans le Rift est-africain. Ces découvertes s’inscrivent dans l’ère quaternaire, qui englobe le Pléistocène et l’Holocène. Toutefois, au début du XXIe siècle, il apparaît que ce berceau pourrait s’être déplacé vers le Sahara et, plus particulièrement, vers le bassin du lac Tchad, avec la découverte de Toumaï. Comme le disait l’abbé Breuil, « le berceau du monde est à roulettes » (cité par Pales 1962), pour signifier que les recherches apportent constamment de nouveaux éléments susceptibles de repositionner ce berceau.

    Entre le Moustérien-Atérien au débitage Levallois et l’épipaléolithique, une industrie sur lames et lamelles, on observe un hiatus de l’occupation humaine au Sahara (Camps 1974). C’est pour le bassin du Lac Tchad le désert Kanémien, l’Ogolien pour l’Afrique occidentale, l’Ighazer se trouvant à l’interface de ces deux espaces temps climatiques, mais n’échappant pas pour autant à son aridité. Les populations se sont alors réfugiées sur les marges méridionales et septentrionales de ce désert, autour de la vallée du Nil, auprès des mares ou des lacs persistants et dans des climats plus cléments en altitude. Le Kanémien s’achèvera par une première phase « humide » datée de 13 000 à 12 500 BP. L'aridité est ensuite revenue durant environ 2 millénaires, entrecoupée par quelques brèves phases humides (Maley 2004).