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    La ville d'In Gall

    Comprendre l'organisation de la ville d'In Gall ... ainsi que de son inséparable source salée, Teggida n' Tesemt.

    Hougou mey, littéralement la "bouche de la maison"

    Dans la littérature notamment de Suzanne Bernus on remarque l'étroitesse des portes, exigüe pour limiter les razzias, et faites de lattes de bois. Aujourd'hui essentiellement en tôle ou fût de 200 litres, le fer a pris la place du bois. Elles deviennent un marqueur de l'aisance économique des familles, les plus aisées ornant leurs portes de décoration et l'ancrant dans une armature en ciment. Le plus souvent elles sont automatiques, c'est à dire qu'elles se refement toutes seules gràce à un morceau de chambre à air faisant élastiques, ou tout simplement parce qu'elles sont inclinées. On retouve les même dispositifs pour entrer dans les jardins.

    La mosquée est généralement le premier édifice construit pour matérialiser la naissance d'un village, d'une ville. In Gall n'échappe pas à la règle, sa naissance est liée à l'installation d'Isherifen qui lorsqu'ils décidérent de s'intaller là, délémitairent la première mosquée. C'est aujourd'hui la "Vieille mosquée" qui par ailleurs trône sur la plus haute butte de la ville.

    Embranchement MararabaLa petite ville d'In Gall n'est pas un paradis oublié, c'est une de ces contrées éloignée de presque tout, qui pourtant souhaite comme nous tous vivre et s'épanouir. A travers ce site nous souhaitons participer à son émancipation, mais aussi à la sauvegarde de son identité qui a traversé les 6 derniers siècles.

    Dominique Casajus a été très (trop?) critique sur ses écrits reproduits ci-dessous (Casajus 2007). En ce sens qu’il a suggéré une grande immatérialité dans la conception de la tente touarègue en faisant l’image du cosmos. Son article de 2007 repositionne la contrainte matérielle dans le processus de description du monde par les Touareg, à travers leur tente. Car la tente est bien une construction à la fois pragmatique et à la fois spirituelle, qui comme le précise Dominique Casajus est « la réplique du monde tel que les yeux et le corps des hommes bleus le perçoivent ». Les processus matériels et immatériels de conceptualisation autour de la tente restant à décrire.