La ville d'Ingall

A travers cette série d'article nous allons essayer de comprendre l'organisation de la ville de Ingall, ainsi que de son inséparable source salée, Teggida n' Tessoumt.


Les quartiers d'In GallLa ville de Ingall se décompose en unités géograhiques construites au fil de l'histoire. Les jardins se développent le long de l'oued, à proximité la ville ancienne sur une butte, qui évité soigneusement les débordements de l'oued,capable d'envahir les jardins pour y déposer des limons fertilisateurs. La ville est tout en rondeur avec une forte densité d'habitation, on dirait qu'elle se resserre sur elle même pour mieux se protéger.

Le chef de village Ousmane Houmoud (au centre) et deux chefs de quartier (Nabi Akéfil et Aïcha Islo).Chef de village

Les chefs de village qui se sont succédés à Ingall :

Hamma, Issoussou, Elhadj El moctar, Tayyoub, Chibba Saguid, Saguid Chibba, Halilou Bougounou, Houmoud Albadey, Ousmane Houmoud.

Les Imams (chefs réligieux) qui se sont succédés à Ingall : Mallam, Akou, Dilla, Nassa Hadji, Silimane Abdoulkarim, Ahmed Dilla.

A Ingall c’est l’Imam qui juge : c’est pourquoi selon mes orateurs Ingall n’est pas érigé en canton. Même si nous savons que administrativement il faut que plusieurs villages se rattachent à une ville pour avoir droit à un canton et cela par une demande adressée au ministre de l’intérieur.

L’histoire orale d’Ingall est diversement relatée selon les personnes qui la présente et leurs origines. Entre des récits rapportant que les Isawaghen sont les descendants d’Askia Mohamed, que la fondation d'In Gall échoie à des Isheriffen ou les relatons étroites avec Takedda et Tegidda n'Tessoumt, les données archéologiques viennent compléter ces traditions orales pour aboutir à une structuration des Kel In Gall qui ressemble fort à celle des confédérations Touareg malgré leur sédentarité, c'est à dire un agencement de divers groupes humains au grès des vissicitudes de l'histoire. On peut alors parler de Kel In Gall.