Les habitants de Tegidda n'Tessemt répètent les même gestes, vieux de plusieurs siècles, pour extraire le sel des sources salées.


La construction des abatols

Après chaque saison des pluies (Juillet - septembre), il faut reconstruire les abatols endommagées par la pluie. Cela se fait à partir de terre glaiseuse, une fois séchées elles pourront recevoir l'eau salée.


Le lavage de la terre

L'eau des sources est salée, mais elle sera encore chargée du sel de la terre avoisinante (les argiles rouges de l'Ighazer). L'opération se fait dans une grande abatol que l'on rempli d'eau et de terre, ensuite une personne piétinera simplement la gadoue pour faciliter le transfert du sel à l'eau. On laisse reposer cette mixture puis on prélève l'eau délicatement pour la déverser dans les petites abatols.


Le travail solaire et la mise en boîte

Le soleil commence alors son oeuvre d'évaporation, et rapidement une croûte de sel se forme en surface. On asperge régulièrement d'eau salée cette croute pour la casser et laisser s'évaporer l'eau. Lorsque l'abatol ne contient plus que du sel encore humide, on commence à le façonner en différente forme spécifique à un type de transport.


Le transport

Les chameaux sont les rois du transport saharien, mais aujourd'hui chaque occasion est bonne, fraudeur d'Algérie ou simple passant, pour livrer la production à la famille de Ingall qui la commercialise une grande partie.