Société - Histoire

Vers 1 500 av.JC, l'arrivée du cheval va accroître les migrations de population, mais aussi les guerres entre elles, se disputant des territoires, notamment autour des "routes des chars", de l'Atlas vers le Soudan et du Fezzan vers la boucle du Niger. Le climat devenant de plus en plus aride, dès le 1er siècle ap. JC, le chameau commence à être domestiqué et va complétement supplanter les équins, pour devenir au IVè siècle, le vaisseau du désert que l'on connaît aujourd'hui.

Avec la domestication du chameau les berbères d'Afrique du Nord entament des migrations vers l'ouest, puis jusque dans la Sahara méridional, en bordure du Soudan et vont dominer les routes commerciales transahariennes. Ces migrations ne sont jamais des déferlantes, mais des mouvements réguliers de petites tribus, qui au fil de l'histoire vont se mêler, démêler et remêler selon les allainces et autres affinités.

lespériodehistoriques

Le(s) transaharien(s)

Le Transaharien

transafricain bergeAu début du XXè siècle, le chemin de fer était l'outil moderne du développement commercial et le parachèvement de la colonisation africaine. Ainsi on ne pouvait pas "développer nos colonnies" sans un mode de transport moderne pour les hommes et surtout les marchandises. Nombre d'ingénieur et de politicien se sont donc encouragés mutuellement à mettre en oeuvre une voie ferrée traversant l'Afrique et en particulier le Sahara, terre de conquête des français. Mais à force de tergiversations, seuls des tronçons deçi delà furent construits, comme si le souvenir de la mission Flatters, décimée en 1881 dans le sud Algérien, le laissa à jamais à quai.

Lire la suite...

Le Royaume de Maranda

Les causes climatiques mais aussi peut être l'insécurité résultant de la mise en place de nouvelles populations, vont pousser peu à peu les métallurgistes du cuivre et du fer fer à abandonner leur habitat dispersé et nomade, au profit de la première véritable cité de l'Ighazer, Maranda. Ce sera le point de convergencce des savoirs et savoirs-faire de l'Ighazer puisque outre les fondeurs du fer, on y retrouve également les fondeurs du cuivre. Ce mélange des genres amènera au début du premier millénaire, de nouvelles céramiques avec des décorations typiques, et surtout une augmentation de la production du cuivre, dont Maranda sera un centre d'affinage. Des milliers de petits creusets se retrouvent sur le site, le cuivre provenant pour l'essentiel de la plaine de l'Ighazer, même si l'on ne peut exclure une provenance extérieure.

Lire la suite...

La période coloniale

La période précoloniale

Le premier explorateur à fouler le sol d'Aïr est Henrich Barth en 1853. Lors de son "excursion à Aagadez", il en décrira l'Emghedeshie, langue à base Songhaïe intégrant un vocable Tamasheq et Arabe, et précisera pour ce qui concerne la plaine de l'Ighazer l'implantation des villages d'In Gall et de Tegidda qu'il confond avec la Takedda d'Ibn Batuta (extrait).

Lire la suite...

Le Royaume de Tigidda

Sanhadja et Massufa

Sanhadja beduLes Sanhadja sont un ensemble de tribus berbères, hommes voilés du désert, dont les Touareg sont les descendants les plus directs. Ils occupèrent le Sahara occidental et, à l'apogée des Almoravides, occupent le Maroc et l'Espagne El Andalus. Ils auraient donné leur nom au fleuve Sénégal, par l'intermédiaire du portugais Sanaga (Zanaga). Les Zenata sont une branche des Sanhadja qui a migrée plus au sud ouest en mauritanie et autour du fleuve Sénégal. Ils pourraient être les ancètres des Igdalen et peut être des Iberkoreyan.

Les Massufa sont des tribus Sanhadjiennes qui détiennent les voix commerciales entre le Maroc et le Soudan, de Sidjilmassa (maroc) à Aougahost (Mali) dès le VIè siècle, mais leur zone d'influence va s'étendre à l'est jusque vers le piémont de l'Aïr en fondant Takedda vers le Xè siècle. Ils sont, sinon les fondateurs, les occupants qui ont permis le développement des villes sahéliennes telle Aoudaghost et Oualata (Mauritanie), Tombouctou et Tadamakka (Mali), Takedda (Niger). Les deux dernières ayant étaient détruites entre les XVè et XVIè siècle. Les Inussufan d'Agadez et d'In Gall seraient les descendants directs des Massufa.

Lire la suite...

Le Sultanat de l'Ayar (Aïr)

L'Aïr ou Ayar correspond au massif montagneux, mais on dénomme ainsi plus communément les montagnes et sa zone d'épanchement des eaux des pluies, l'Ighazer. Ainsi le Sultanat de l'Ayar s'étend sur ces deux entités géographiques fort distinctes. Historiquement l'Ighazer est le lieu de passage des grandes caravanes qui courent l'Egypte, en faisant un centre économique important dès le VIè siècle, avec le royaume de Maranda puis celui de Tigidda. Les migrations Touarègues, jusque là venus de l'ouest, vont désormais venir de l'est ou du nord est et recentrer le pouvoir politique et économique sur la zone montagneuse avec la création du Sultanat.

Lire la suite...

L'automobile en Ighazer

Après la première guerre mondiale, les armées françaises d'Afrique développent avec des industriels des véhicules pour mieux circuler dans le désert. Se passe alors dans les année 20 une course entre ces constructeurs, Renault avec une voiture 6 roues, Citroën et sa voiture à chenille, Berliet pour les camions, etc. Ils possèdaient chacun leurs pilotes pour ouvrir un maximum de voies de ciculation en un minimum de temps. Point d'orgue de cette frénésie du désert le premier rallye partant de l'Algérie devant rejoindre Gao au Mali puis retour au point de départ en 1935.

Lire la suite...

Sous-catégories